Saint-Jean-de-Losne, charmante cité bourguignonne située en bord de Saône, premier port fluvial de plaisance en eau intérieure, au passé glorieux, est aimée des peintres, des vacanciers, des touristes et des plaisanciers. Nous tenons à elle, et c'est pourquoi nous avons décidé de vous parler de son patrimoine, de son histoire, des activités culturelles, associatives et sportives qui s'y déroulent. Soyez nombreux à nous lire. Merci. Pierre Marie et Michelle Guéritey

samedi 18 août 2012

La sculpture bourguignonne à Saint-Jean-de-Losne (4)

Les statues de Saint Marcou et de Saint Christophe, en pierre polychrome, de l’église de Saint-Jean-de-Losne.

Saint Marcou
Selon la tradition, cette statue en pierre polychrome placée dans la chapelle Ste Jeanne d’Arc représente Saint Marcou, avec un donateur en prière agenouillé devant lui.
Saint Marcou a vécu au VIe siècle, fondateur de l'abbaye de Nanteuil, près de Coutances en Normandie, il est connu comme guérisseur des écrouelles et par extension, il est réputé pour guérir les furoncles et les abcès.
Pierre Camp, d’après la coiffure du donateur et les détails d’exécution du manteau du Saint, pense que cette statue a été réalisée vers 1450, à l’époque de Philippe le Bon.

Saint Christophe
La statue de Saint-Christophe, également en pierre polychrome, du XVe siècle, est exposée à l’entrée du transept nord. Selon la légende, Saint Christophe était une sorte de géant et exerçait le métier de passeur, faisant traverser la rivière aux voyageurs en les portant sur son dos.
Un jour, un enfant lui demande le passage, et l’ayant chargé sur ses épaules, Saint Christophe s’étonne du poids extraordinaire de celui-ci. C’est l’Enfant Jésus qui lui explique : « je suis aussi lourd car je porte le monde, c’est moi qui l’ai créé ».
La statue de Saint-Jean-de-Losne représente Saint Christophe vêtu d’une courte tunique sur laquelle est drapé un ample manteau ; il porte sur l’épaule gauche l’enfant Jésus qui lui montre le globe du monde qu’il tient dans sa main gauche. Le bâton noueux, sur lequel s’appuie Saint Christophe, était tenu par les deux mains, la partie supérieure du bâton et la main droite ont disparu.
Cette statue dégage une impression de force et de mouvement, donnée par les deux diagonales croisées formées par les jambes, le bras gauche et le bâton.

Ces deux statues, de petite taille (< 1 m.), sont classées monument historique depuis 1912.

© Pierre Marie Guéritey, texte et photos.

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